Bizarrement, lorsque l’on commence à consommer de manière plus écologique, en faisant attention à ce que l’on achète, comment on se déplace, ce que l’on mange… cela s’accompagne souvent d’un sentiment d’éco-culpabilité.

Voici notre retour sur expérience.

Qu’est ce que l’éco culpabilité ? 

L’éco-culpabilité, c’est ce sentiment que l’on ressent ou que les autres nous font ressentir lorsqu’on essaie de consommer mieux, mais qu’on est loin d’être parfait. 

Vous savez, ces phrases du style : Mais c’est pas très zéro déchet ça” … “Elle vient d’où cette banane ?“… “Tu vas faire 300kms dans le week-end, pas très écolo ça …” 

À croire que pour devenir écolo il faut s’arrêter de vivre. 

Mais le pire, c’est qu’on est souvent les pires juges de nous mêmes et que, par conséquent, ce sentiment d’éco-culpabilité vient principalement de nous. Cette petite voix qui nous dit : 

“Pourquoi suis-je si en retard par rapport à cet ami qui a un potager et une maison autosuffisante en énergie ? Et tous ces gens sur les réseaux qui ont l’air tellement plus avancés… ? “

Je dois sûrement mal faire. Je dois sûrement ne pas en faire assez.

D’autant plus qu’en lançant un site zéro déchet, nous devons maintenant faire preuve d’une certaine légitimité ! “Et bien alors, t’as encore une poubelle ? À quand le p’tit bocal de déchets par an ?”  

Maintenant STOP, on va éclaircir les choses. 

“Mieux vaut fait que parfait” – Sheryl Sandberg

Ma poubelle a bien réduit cette dernière année, mais non, je ne suis pas encore passée au bocal d’1l en un an…

J’ai un potager, mais non, il ne me permet pas encore de nourrir deux bouches entières ! Et oui, des fois je craque devant des avocats … (mais non pas ceux du type Mike ou Harvey dans Suits, mais bien ceux du Guacamole… !)

Je souhaite limiter les trajets en avion, mais non, je ne me sens pas prête à faire une croix sur les voyages outre atlantique, ni à voyager avec Greta Thunberg sur un voilier ! 

J’ai 90% du temps ma gourde avec moi, mais oui, il m’arrive parfois de l’oublier en partant.

Clairement, il est toujours plus facile de repérer le négatif plutôt que le positif. Et pourtant du positif il y en a !

Notre façon de consommer a bien changé ces dernières années. Les supermarchés disparaissent de plus en plus de notre paysage pour faire place aux marchés avec des producteurs locaux et aux magasins de vrac. 

Et on ne vous dira pas de phrase choc du type “JE N’AI PAS MIS LES PIEDS DANS UN SUPERMARCHÉ DEPUIS 1 AN”. Car même en prêtant attention à son mode de consommation, il arrive de se tourner vers la “facilité”. Vous savez, ce genre de situation où un samedi soir, tu es invité à un apéro dinatoire dans 1h et tu ne peux clairement pas arriver les mains vides…! 

Aujourd’hui, je fais donc plus que “beaucoup d’autres”. Mais ce n’est toujours pas assez, en comparaison à  .

Comme pour d’autres choses, vous trouverez toujours une personne qui fera mieux que vous. Mais cela doit-il vous empêcher de faire ? Cette citation de Sheryl Sandberg est en train de devenir notre mantra : “Mieux vaut fait que parfait”.

Ne subissez pas ce poids de culpabilité sur vos épaules. Ce n’est pas parce que vous mettez en place des actions que vous vous devez d’être parfait. Ne soyez pas trop dur avec vous-même, avancez à votre rythme et agissez en accord avec votre vie. 

Pour finir, le jour où vous pensez être “beaucoup mieux” que “beaucoup d’autres”, ne devenez pas acteur de cette éco-culpabilité. Repensez à votre chemin et laissez-les autres tracer le leur, sans culpabilité. 

– Anne et Doriane

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